Le métier d’écrivain public (enfin…) reconnu ?

Comme le dit la formule désormais consacrée, info ou intox ? On se pince pour le croire, mais il s’agirait bien d’une info, tout ce qu’il y a de plus de vraie, (presque…) confirmée par les faits, capitale pour le devenir de notre profession dans tous les cas.

Un Plan Pauvreté en 21 mesures…                                                                               

Présenté le 13 septembre dernier, le Plan Pauvreté a surtout retenu l’attention avec l’annonce de la mise en place du revenu universel d’activité qui vise à fusionner les différentes prestations sociales assorti d’un contrat d’engagement avec les bénéficiaires.

Plus largement, le plan en question est construit sur « Les cinq engagements de la stratégie pauvreté » qui donnent lieu à 21 mesures du « nouveau modèle social de l’émancipation » comme nous l’apprend le dossier de presse (voir ci-joint) mis en ligne pour l’occasion.

C’est à la page 20 consacré aux « Leviers pour réussir la mise en œuvre » que l’attention monte d’un cran, à la fin d’un chapitre consacré à la « Rénovation du travail social » : « Cette nouvelle approche nécessitera de transformer la formation et certains métiers du travail social pour développer les pratiques « d’aller vers », s’adapter aux besoins réels et intervenir en cas d’événements et de ruptures qui peuvent conduire à l’exclusion. »

Et une surprise au bout du chapitre

Mais c’est au paragraphe suivant que l’on se pince pour y croire : « Cela se traduira par la reconnaissance de nouveaux métiers ou de nouveaux diplômes universitaires (écrivains publics, médiateurs sociaux, développeurs sociaux) (…) »

Bien sûr, aux risques des effets d’annonces suivis (trop…) souvent de rien ou de si peu, la prudence doit rester de mise. Mais, pour cette fois, il y a peut-être de bonnes raisons d’y croire. Car pour être parfaitement honnête, cette (incroyable…) nouvelle ne m’a pas sauté aux yeux par une lecture aussi assidue qu’exhaustive dudit dossier de presse, non.

La puce à l’oreille m’a été mise par confrère et ami qui, compte tenu de son besoin d’embaucher un écrivain public, s’est rapproché de Pôle Emploi et s’est vu répondre par la conseillère que le métier d’écrivain public allait connaître des évolutions avec la mise en place de formations universitaires. C’est sur la foi de ce début d’information qu’il s’est rapproché de moi, convaincu que le prof à la toute nouvelle Licence Écrivain public de l’Université de Toulon que je suis serait en mesure de lui expliquer le reste…

Bien sûr, je n’en savais rien.  Mais, quelques clics plus tard, j’avais la preuve sous les yeux : non seulement en page 20, mais confirmée par la mesure n°18 des 21 mesures du « nouveau modèle social de l’émancipation » détaillé en pages 26 et 27 du dossier de presse en question !

Une annonce à faire connaître et amplifier

Certes, il est peu probable que la reconnaissance du métier d’écrivain public figure au rang des premières décisions d’un Plan Pauvreté qui s‘étalera tout au long du quinquennat. Mais comme nous avons là une annonce qui, pour une fois, pourrait bien être suivie d’effet, il nous revient de nous en saisir, de la faire connaître et de l’amplifier.

Après tout, rien de plus rien de moins que de faire notre métier d’écrivain public professionnel.le, non ?

Franck Danger
Écrivain public à vocation sociale

2 réflexions au sujet de « Le métier d’écrivain public (enfin…) reconnu ? »

  1. Bonjour et merci pour ce bel article encourageant !

    Je me suis formée à ce métier via les enseignements du CNED que je complète par des études de lettres modernes. Je vis en province et pour l’instant, seule la Sorbonne propose une licence d’écrivain public existant seulement en présentiel.
    J’exerce le métier via mon site internet. Ma clientèle se développe doucement et, surtout, est fidèle.

    En tout cas, souhaitons que les conditions de reconnaissances du métier ne passent pas par l’adhésion payante à une fédération. Certains écrivains publics pourraient être dans l’embarras.

    • Merci pour message comme votre intérêt pour notre blog et le métier d’écrivain public.
      Un double intérêt même puisque cela me donne l’occasion de vous apporter une précision importante : La Sorbonne n’est plus la seule désormais sur les rangs de l’écriture publique !

      En effet, l’université de Toulon-La Garde, qui servait jusqu’ici un DU Écrivain public – Auteur conseil, propose depuis cette année une licence professionnelle d’écrivain public – conseil en écriture intitulée « Intervention sociale : accompagnement de publics spécifiques ».

      Une info qui mériterait d’autant plus une présentation sur notre blog que j’ai le plaisir d’y enseigner les préceptes de l’écriture publique à vocation sociale. Eh oui, encore une histoire de cordonniers mal chaussés…

      Quant à l’éventuelle adhésion des écrivains publics à une forme quelconque de reconnaissance, si cela pouvait déjà convaincre « certains » écrivains publics à se former – comme vous l’avez fait – cela servirait (beaucoup mieux…) notre métier comme la forme et les termes de cette reconnaissance à venir.

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